Sorti en 2015, Maman a tort de Michel Bussi n’est sûrement plus à présenter aux plus grands lecteurs. Je viens de faire la découverte de ce roman riche en retournements de situation. Une enquête à suivre de près aux côtés de Marianne Augresse.

Rien n’est plus éphémère que la mémoire d’un enfant.
Quand Malone, du haut ses trois ans et demi, affirme que sa maman n’est pas sa vraie maman, même si cela semble impossible, Vasile, psychologue scolaire le croit.
Il est le seul… Il doit agir vite.
Découvrir la vérité cachée. Trouver de l’aide. Celle de la commandante Marianne Augresse par exemple. Car déjà les souvenirs de Malone s’effacent. Ils ne tiennent plus qu’à un fil, qu’à des bouts de souvenirs, qu’aux conversations qu’il entretient avec Gouti, sa peluche.
Le compte à rebours a commencé.
Avant que tout bascule. Que l’engrenage se déclenche. Quel les masques tombent.

Qui est Malone ?

Présentation de l’histoire

Comme pour La fille du train que j’ai fini récemment, je suis restée un peu sur ma fin à la lecture des premières pages. Une amie m’ayant conseillé ce livre, je me suis dit qu’il y avait une raison et que le reste de l’histoire devait valoir le coup. Et c’était bien vrai !
Les premières pages nous mettent tout de suite dans le bain d’une histoire compliquée dont il va falloir assembler les pièces du puzzle pour pouvoir comprendre ce qui s’est vraiment passé dans la vie de Malone. On est plongé dans la fin de l’enquête qui nous semble complètement folle quand on ne connait pas les étapes de l’enquête.
On revient rapidement en arrière, accompagnant Marianne Augresse dans ses enquêtes de police : une histoire de braquage classique comme on peut voir dans les films et une enquête sur un petit garçon appelé Malone.
Au fil des pages, on se prend vite au jeu et on essaye de comprendre avec elle où ces affaires vont la mener.

Suspens, intérêt de l’histoire

Alors là c’est un grand OUI. Du suspens il y en a, surtout si, comme moi, vous lisez le roman sur plusieurs jours et que vous ne vous souvenez plus de tous les détails. J’ai tendance à lire dans les transports en commun ou avant de me coucher, ce n’est pas les moments les plus reposants ou ceux où on est le plus concentré. Et je pense que ça a grandement contribué à mon suspens. Mais c’est tant mieux, j’ai beaucoup aimé découvrir les pièces du puzzle au fur et à mesure sans m’y attendre.
Peut-être que les plus réguliers des lecteurs et surtout ceux qui sont friands de ce genre de roman seront moins sensibles que moi et sentiront plus rapidement le dénouement de l’histoire. Mais moi j’ai réellement découvert les éléments en même temps que Marianne et son équipe de choc.
On se prend vite au jeu policier, on s’imagine les scènes et on décortique les éléments pour trouver ce qui a bien pu se passer. Cette histoire surprenante nous maintient en haleine jusque dans les dernières pages, et c’est très agréable.

Originalité

Je pense qu’on retrouve plus l’originalité dans la façon dont les éléments sont amenés que dans l’histoire en elle-même. Mais c’est vraiment bien fait. Assez pour donner envie de dévorer le livre en tous cas.
On déplorera peut-être le manque d’originalité dans les noms donnés aux personnages. Un peu pompeux, mais on en fait vite abstraction quand on se laisse prendre dans les nombreuses péripéties qui s’enchaînent.
Je ne peux pas en dire trop pour ne pas vous dévoiler l’histoire, mais si vous avez le temps c’est un livre qui vaut le coup d’œil.

Qualité d’écriture

C’est un roman plutôt facile à lire. Pas de vocabulaire trop technique ou barbant. Pas de phrases pompeuses dont on ne voit pas la fin. C’est écrit comme une histoire qu’on raconte à un ami, au point qu’on aurait presque l’impression de faire partie des amis de la commandante.
Comme je vous l’ai dit, c’est un livre que j’ai lu dans les transports en commun ou avant de me coucher (une mauvaise idée cela dit, vu qu’on ne veut pas s’arrêter de lire pour connaître la suite ^^). Il se lit vraiment bien, même en étant interrompue.

Prix: EUR 7,90